les SMG

Plus connu sous l’acronyme de SMG, le pistolet mitrailleur une arme relativement compacte qui tire de manière automatique une munition de pistolet. Très présente dans le jeu vidéo, cette catégorie est très appréciée des joueurs, mais avec des caractéristiques qui sont, souvent, assez éloignées de la réalité…

Ghost Recon Breakpoint (2019)

 

Des tranchées à la Prohibition

Au cours de la Première Guerre Mondiale, la guerre de tranchée montre l’intérêt d’une arme portative capable d’avoir une grosse puissance de feu à courte portée. Les Allemands conçoivent alors le MASCHINENPISTOLE 18, que l’on considère comme le premier SMG.

 

C’est pourtant aux Etats-Unis, en 1919, qu’est présentée la THOMPSON, que son créateur qualifie de « Sub Machine Gun » (que l’on peut traduire par « arme automatique de puissance inférieure à une mitrailleuse »). Mondialement connue pour son chargeur camembert et le fait qu’elle tire la puissante munition de 45 ACP, c’est le premier SMG à être massivement adopté par les gangsters de Chicago, mais aussi les forces de police et même l’armée.

 

Une arme intermédiaire

 

Durant la Seconde Guerre Mondiale, tous les camps utilisent des SMG, dont ils équipent une partie de leurs sections de combat, en complément des mitrailleuses, puissantes mais lourdes, et des fusils, plus précis mais lents. Certains SMG sont de bonne facture, mais d’autres sont conçus pour être facile à fabriquer, au détriment de la fiabilité et de la précision. 

A partir de 1948, le UZI israélien répond globalement à ce concept, en étant une arme fiable, robuste, mais surtout très bon marché. C’est sans doute le SMG le plus diffusé dans le monde, puisqu’on estime que plus de 10 millions ont été fabriqués. 

 

Le renouveau du SMG

Avec la généralisation des fusils d’assaut, le SMG quitte presque définitivement les champs de bataille, mais il garde de nombreuses qualités :

  • C’est une arme compacte, qui se prête bien à des utilisations discrètes ou dans des espaces réduits ;
  • Elle tire une munition qui est extrêmement efficace à courte portée (contrairement à celle des fusils d’assaut, qui n’atteint sa vélocité maximale qu’après plusieurs dizaines de mètres), et qui provoque moins de dégâts collatéraux.

Le renouveau du SMG vient sans doute du MP5, produit par Heckler & Koch à partir de 1966, mais qui s’impose vraiment comme une référence au cours des années 80. Avec cette arme fiable et précise, le SMG est massivement adopté par les forces de police, les unités de protection rapprochée, mais aussi par les pilotes d’hélicoptères ou les conducteurs de véhicules…

Aujourd’hui, plusieurs SMG modernes et particulièrement modulables (notamment avec l’adoption du Picatinny) brouillent les frontières avec les fusils d’assaut qui, eux, deviennent de plus en plus compact. De fait, c’est bien la munition, plus que la forme ou les équipements, qui différencie aujourd’hui les deux types d’armes.

 

Et c’est là que le jeu vidéo s’écarte hélas beaucoup de la réalité : en effet, les SMG sont souvent mal équilibrés et trop puissants, notamment à longue distance, et il n’est pas rare qu’ils soient adoptés par les joueurs comme arme principale. C’est totalement irréaliste, notamment dans des mondes ouverts et dans des environnements militaires. 

Le BMPT Terminator

Avouons-le tout de suite : pour tout fan de jeu vidéo, le char ultime sera à tout jamais le prototype soviétique SHAGOHOD et ses successeurs bipèdes, plus connus sous le nom de METAL GEAR ! Ce n’est sans doute pas un hasard, mais le blindé le plus badasss actuellement en service dans le monde vient lui aussi de Russie, et il inaugure un nouveau concept: celui du « char garde du corps de chars »…

 

« L’ennemi est le meilleur professeur, mais ses leçons coutent cher »

Depuis la Seconde Guerre Mondiale, on sait qu’une ville peut rapidement se révéler un piège mortel pour les blindés. 

Pourtant, en décembre1994, la fédération de Russie se lance dans la première guerre de Tchétchénie, avec pour objectif principal de reprendre la capitale, Grozny, par une puissante offensive mécanisée. Bien organisés, souvent vétérans de la guerre d’Afghanistan, les Tchétchènes détruisent, en deux jours de combat, plus de 50 chars et 150 véhicules blindés russes, principalement au moyen de RPG.

L’expérience est un révélateur pour concevoir une nouvelle catégorie de véhicule blindé : le BMPT, acronyme russe qui signifie littéralement « blindé de combat de soutien des chars ». 

Sous le doux surnom de  « TERMINATOR », il est testé en Syrie à partir de 2017, et prouve sa redoutable efficacité. Depuis, il est entré en service dans son pays, et intéresse plusieurs clients étrangers. 

 

Terminator ou Frankenstein ?

Même si le Terminator porte bien son nom, et semble aussi dopé aux stéroïdes qu’Arnold, il aurait pourtant aussi pu s’appeler Frankenstein, tant il est un assemblage de technologies et des systèmes déjà éprouvés, amalgamés pour donner naissance à un monstre blindé qui évolue sans cesse.

Le BMPT se base donc sur le châssis du char T72, qui a prouvé son efficacité et sa fiabilité à travers le monde depuis presque 50 ans, tout en étant sans cesse amélioré. Pour le blindage, dans la mesure où il doit intervenir en milieu urbain, il est immédiatement doté d’une cuirasse composite qui lui permet de résister à la plupart des armes anti-char, et dispose aussi des systèmes actifs additionnels les plus modernes. 

 

Un déluge de feu

Du côté de l’armement, les Russes ont « mis le paquet » pour être sûr d’annihiler toute menace, surtout en environnement urbain :

  • deux canons automatiques de 30mm à tir rapide permettent d’engager les drones, les hélicoptères, mais surtout l’infanterie cachée dans les immeubles ou les caves ;
  • 4 missiles ATAKA (disponibles en version anti-char ou thermobarique) permettent de détruire des chars ennemis, mais aussi des positions fortifiées ;
  • Une mitrailleuse téléopérée et à rechargement autonome, montée au-dessus des deux canons, assure la protection rapprochée du TERMINATOR et peut engager des cibles rapides;
  • Deux lance-grenades latéraux à chargement automatique, opérés par un personnel dédié pour chacun d’entre eux, permettent de traiter tout type de menace avec différents types de munitions.

 

En plus d’être redoutable, le TERMINATOR offre l’avantage, pour un jeu vidéo, d’être très « photogénique » et de fournir de nombreuses options de gameplay et de scénarios. N’hésitez donc pas à nous contacter pour en savoir plus sur le concept de BMPT, le TERMINATOR et ses clones…

« I’ll be back »

Les canons rotatifs

Très présents dans les jeux vidéo, les miniguns sont la forme la plus connue des canons rotatifs. Appréciés des joueurs pour les sensations de puissance de feu qu’ils procurent, ils sont souvent intégrés au gameplay comme une arme aux munitions illimitées, mais qui chauffe vite. Or, dans la réalité, c’est exactement le contraire…

Fortnite (2019)

 

 

Au début était la Gatling…

En 1861, l’ingénieur américain Richard GATLING invente un « canon à mitraille » composé de dix canons indépendants qui tournent autour d’un axe central. Chacun est équipé d’un arbre à came qui ouvre et ferme les culasses, dans lesquelles se logent des munitions qui tombent par gravité. Le tout est animé par un servant qui tourne une manivelle.

L’arme, iconique et présente dans de nombreux jeux et films, est en réalité peu fiable au combat : elle est trop lourde, et surtout peu fiable car elle nécessite un rythme très précis qui, s’il n’est pas respecté, enraye l’ensemble du système. 

De fait, la Gatling est rapidement remplacée par les mitrailleuses monocanons, et le principe du canon rotatif tombe dans l’oubli…

 

 

Le Vulcan et le retour du canon rotatif

Dans les années 50, la généralisation des avions à réaction rend les mitrailleuses obsolètes pour le combat aérien. Pour l’US AIR FORCE, il faut donc trouver un nouveau canon, capable de tirer assez vite pour engager des cibles à haute vitesse. 

Ce sera le M61 Vulcan, un canon à 6 tubes qui tire des munitions de 20mm à une cadence de 6.000 coups/minute. Il reprend le concept de la Gatling, mais résout son problème de fiabilité avec une rotation assurée par une énergie stable (hydraulique, électrique ou pneumatique).

Dès 1965 et jusqu’à aujourd’hui, il équipe la plupart des avions et des hélicoptères américains, mais aussi des véhicules anti-aériens. Il est aussi la base sur laquelle sont conçus la plupart des canons rotatifs modernes…

 

 

Quelques exemples de canons rotatifs

 

  • le Phalanx CIWS : surnommé « R2D2 », ce système couple un canon rotatif et un radar pour assurer la protection rapprochée de nombreux navires de l’US NAVY ;

 

  • le GAU-8 AVENGER : il a été conçu dans un but unique : être monté sur le A-10 pour détruire les chars soviétiques ! Tirant des munitions de 30mm, il est le plus gros canon rotatif en service.
  • les Miniguns : dès le début des années 60, une version en 7.62mm (le calibre standard de l’OTAN à cette époque) est développée. Elle sera massivement utilisée sur les hélicoptères et les Gunships au Vietnam, pour compenser la surchauffe et la manque de précision des mitrailleuses de sabord.

 

Les canons rotatifs : avantages et inconvénients 

 

Disons-le tout de suite : les jeux vidéo donnent une vision totalement fausse de ce qu’est un minigun. 

En effet, les canons rotatifs ont trois avantages principaux, qui sont liés au fait qu’ils n’utilisent pas de pièces mobiles (à la différence des mitrailleuses et des canons) :

  • – Ils ne s’enrayent pas (les douilles sont éjectées par la force centrifuge) ;
  • – Ils sont extrêmement précis (pas de recul) ;
  • – Et surtout, ils ne chauffent pas !

Mais par contre, ils ont deux limites claires :

  • – Ils ont besoin d’une alimentation en énergie stable ;
  • – Ils dépensent énormément de munitions.

Du coup, hélas, il y a très peu de chance d’aller chasser bientôt le predator avec une « sulfateuse » mobile…

Il est dommage que le minigun soit enfermé dans une logique de gameplay si éloignée de la réalité, surtout pour des jeux qui se disent « réalistes ». On pourrait pourtant avoir d’excellentes sensations en respectant le réalisme de ces armes…